13 heures auparavant

Auroville m'appelle

L'avenir du monde tend irrésistiblement vers l'unité de toutes les nations. Mais pour que l'unité de toutes les nations soit possible, chaque nation doit d'abord réaliser sa propre unité.

La Mère
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Lavenir du monde tend irrésistiblement vers lunité de toutes les nations. Mais pour que lunité de toutes les nations soit possible, chaque nation doit dabord réaliser sa propre unité.

La Mère

4 jours auparavant

Auroville m'appelle

- Douce Mère, est‑ce que dans les êtres les plus vilains quelque chose aspire ?

- Dans les êtres les plus vilains ? Oui, mon petit. Même dans les asuras, même dans les Adversaires, même dans les monstres, il y a quelque chose. Il y a toujours un coin, une sorte de faille, un point sensible, que généralement on appelle une faiblesse. Mais celle-là c’est la force de l’être, le point par lequel ils peuvent être touchés.

Parce que même dans l’être le plus obscur et le plus dévoyé, même dans celui dont la volonté consciente est de lutter contre le Divin, malgré eux, malgré tout, leur origine est divine. Et ils ont beau faire, beau essayer de se couper de leur origine, ils ne le peuvent pas. Volontairement, consciemment, ils essayent tout ce qu’ils peuvent ; mais ils savent très bien qu’ils ne le peuvent pas. Même l’être le plus monstrueux, il y a toujours un moyen de le toucher.

Le Divin, l’action du Divin dans le monde agit toujours comme une limite à l’excès du mal, et en même temps donne une puissance illimitée au bien. Et c’est cette puissance illimitée du bien qui, extérieurement, dans la manifestation, sert de limite à l’expansion du mal. Naturellement, pour la vision très limitée des êtres humains, il paraît quelquefois que le mal n’a pas de limites, et qu’il va jusqu’à son maximum. Mais ce maximum lui-même est une limite. Il y a toujours un arrêt, parce qu’il y a un point où le Divin se dresse et dit : « T u n’iras pas plus loin. » Que ce soient les grandes destructions de la Nature, ou les monstruosités des hommes, il y a toujours un moment où le Divin intervient et empêche que ça aille plus loin.

La Mère, Entretiens 1955, le 28 décembre 1955
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- Douce Mère, est‑ce que dans les êtres les plus vilains quelque chose aspire ?

- Dans les êtres les plus vilains ? Oui, mon petit. Même dans les asuras, même dans les Adversaires, même dans les monstres, il y a quelque chose. Il y a toujours un coin, une sorte de faille, un point sensible, que généralement on appelle une faiblesse. Mais celle-là c’est la force de l’être, le point par lequel ils peuvent être touchés.

Parce que même dans l’être le plus obscur et le plus dévoyé, même dans celui dont la volonté consciente est de lutter contre le Divin, malgré eux, malgré tout, leur origine est divine. Et ils ont beau faire, beau essayer de se couper de leur origine, ils ne le peuvent pas. Volontairement, consciemment, ils essayent tout ce qu’ils peuvent ; mais ils savent très bien qu’ils ne le peuvent pas. Même l’être le plus monstrueux, il y a toujours un moyen de le toucher.

Le Divin, l’action du Divin dans le monde agit toujours comme une limite à l’excès du mal, et en même temps donne une puissance illimitée au bien. Et c’est cette puissance illimitée du bien qui, extérieurement, dans la manifestation, sert de limite à l’expansion du mal. Naturellement, pour la vision très limitée des êtres humains, il paraît quelquefois que le mal n’a pas de limites, et qu’il va jusqu’à son maximum. Mais ce maximum lui-même est une limite. Il y a toujours un arrêt, parce qu’il y a un point où le Divin se dresse et dit : « T u n’iras pas plus loin. » Que ce soient les grandes destructions de la Nature, ou les monstruosités des hommes, il y a toujours un moment où le Divin intervient et empêche que ça aille plus loin. 

La Mère, Entretiens 1955, le 28 décembre 1955

6 jours auparavant

Auroville m'appelle

Satprem, La Loi de la Terre, Préface à la 3e édition du livre Sri Aurobindo ou l'aventure de la conscience.

Un «système», cela veut dire une «loi», quelle qu’elle soit – économique, financière, politique, religieuse, ou diable que sais-je! Ce serait plutôt le diable parce que cette «loi» veut, ou voudrait embrasser, ou ligoter toute la terre dans son Système particulier. Mais la «terre», qu’est-ce que c’est? Ça pousse, par définition, des fleurs, des arbres, des cailloux, des créatures qui vivent pendant un temps et meurent, des hommes aussi et des «civilisations» qui vivent et meurent, et on recommence. Ça pousse-ça pousse, c’est la loi de ce sol terrestre. Et où en est-on au point, pas très au point, de ces siècles de terre et de millions d’hommes poussants? Chaque homme est une loi en soi, ou une note particulière dans un immense orchestre pas très accordé, alors on veut l’accorder – par quel moyen? de force ou par quelle «loi» encore? Mais la Terre pousse par ses propres moyens et en dépit de tout – elle casse même le roc si elle ne peut pas trouver son Soleil pour pousser encore et toucher sa note, sa beauté, sa fleur de tous les âges pré-humains ou posthumains, son jour enfin sous toutes les nuits d’avant ou d’après, et plus c’est nocturne ou rocailleux, plus elle pousse comme si les contraires l’exaspéraient ou l’aidaient à pousser mieux et plus fort.

Mais ce «point» d’aujourd’hui de l’an 2003 où est-il? – et quelle est cette date farfelue après tant de «commencements» qui semblent n’avoir jamais commencé? et tant d’«hommes»?

Or, curieusement, en reprenant ma conscience de l’an 2003, je me suis souvenu de Thèbes et de Louxor où j’étais allé quelques décades plus tôt (ou étaient-ce des siècles) et je me suis dit: «Avant, la Haute-Égypte finissait ou s’éteignait sous les sables roses du désert, maintenant nous finissons sur une croûte d’asphalte gris.» Et c’est comme si, en grattant sous cette croûte, je faisais de l’archéologie à l’envers: j’étais dessus et il n’y avait plus ces merveilleux temples dans le soir rose, et je voulais savoir ce qu’il y avait sous cette croûte d’asphalte.

Eh bien, dessus, par-dessus, il y avait des Systèmes et des Systèmes et encore des lois, financières, politiques, militaires, marxistes… ou diable je ne sais quoi qui voulaient dominer toute la terre, et c’est à qui voulait tuer l’autre pour régner en seul Maître du monde.

Nous finissons sous le règne de la Mort.

Mais la terre pousse et pousse là-dessous, comme si ce roc de l’Ère tertiaire l’exaspérait et lui donnait plus de détermination de casser ce qui étrangle et aveugle son grand jour et son beau Soleil et ses grands arbres qui poussent avec ses chants d’oiseau et ses torrents qui frisent là-haut d’un Sourire inconnu. C’est cette Force poussante de la Terre qui veut sa soif, son but de tous les Âges, son matin rose.

Et je me demande si, maintenant et paradoxalement, cette croûte terrestre ne sera pas plus facile à casser d’un seul coup parce que c’est une seule et même croûte cruelle partout sur tous les continents, de l’Est ou de l’Ouest, et c’est la Loi de la Terre en dépit de tout ce que nous pensons savamment. Une Loi de Beauté et de Vérité. Peut-être y a-t-il une autre Sagesse et une autre Source et une Terre nouvelle du quaternaire sous nos décombres d’anthropoïdes attardés qui n’ont pas fini de pousser. Une manière d’être nouvelle.

«Un autre être sur la terre», disait Sri Aurobindo. La dernière Aventure.

Satprem, 31 janvier 2003
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Satprem, La Loi de la Terre, Préface à la 3e édition du livre Sri Aurobindo ou laventure de la conscience.

Un «système», cela veut dire une «loi», quelle qu’elle soit – économique, financière, politique, religieuse, ou diable que sais-je! Ce serait plutôt le diable parce que cette «loi» veut, ou voudrait embrasser, ou ligoter toute la terre dans son Système particulier. Mais la «terre», qu’est-ce que c’est? Ça pousse, par définition, des fleurs, des arbres, des cailloux, des créatures qui vivent pendant un temps et meurent, des hommes aussi et des «civilisations» qui vivent et meurent, et on recommence. Ça pousse-ça pousse, c’est la loi de ce sol terrestre. Et où en est-on au point, pas très au point, de ces siècles de terre et de millions d’hommes poussants? Chaque homme est une loi en soi, ou une note particulière dans un immense orchestre pas très accordé, alors on veut l’accorder – par quel moyen? de force ou par quelle «loi» encore? Mais la Terre pousse par ses propres moyens et en dépit de tout – elle casse même le roc si elle ne peut pas trouver son Soleil pour pousser encore et toucher sa note, sa beauté, sa fleur de tous les âges pré-humains ou posthumains, son jour enfin sous toutes les nuits d’avant ou d’après, et plus c’est nocturne ou rocailleux, plus elle pousse comme si les contraires l’exaspéraient ou l’aidaient à pousser mieux et plus fort.

Mais ce «point» d’aujourd’hui de l’an 2003 où est-il? – et quelle est cette date farfelue après tant de «commencements» qui semblent n’avoir jamais commencé? et tant d’«hommes»?

Or, curieusement, en reprenant ma conscience de l’an 2003, je me suis souvenu de Thèbes et de Louxor où j’étais allé quelques décades plus tôt (ou étaient-ce des siècles) et je me suis dit: «Avant, la Haute-Égypte finissait ou s’éteignait sous les sables roses du désert, maintenant nous finissons sur une croûte d’asphalte gris.» Et c’est comme si, en grattant sous cette croûte, je faisais de l’archéologie à l’envers: j’étais dessus et il n’y avait plus ces merveilleux temples dans le soir rose, et je voulais savoir ce qu’il y avait sous cette croûte d’asphalte.

Eh bien, dessus, par-dessus, il y avait des Systèmes et des Systèmes et encore des lois, financières, politiques, militaires, marxistes… ou diable je ne sais quoi qui voulaient dominer toute la terre, et c’est à qui voulait tuer l’autre pour régner en seul Maître du monde.

Nous finissons sous le règne de la Mort.

Mais la terre pousse et pousse là-dessous, comme si ce roc de l’Ère tertiaire l’exaspérait et lui donnait plus de détermination de casser ce qui étrangle et aveugle son grand jour et son beau Soleil et ses grands arbres qui poussent avec ses chants d’oiseau et ses torrents qui frisent là-haut d’un Sourire inconnu. C’est cette Force poussante de la Terre qui veut sa soif, son but de tous les Âges, son matin rose.

Et je me demande si, maintenant et paradoxalement, cette croûte terrestre ne sera pas plus facile à casser d’un seul coup parce que c’est une seule et même croûte cruelle partout sur tous les continents, de l’Est ou de l’Ouest, et c’est la Loi de la Terre en dépit de tout ce que nous pensons savamment. Une Loi de Beauté et de Vérité. Peut-être y a-t-il une autre Sagesse et une autre Source et une Terre nouvelle du quaternaire sous nos décombres d’anthropoïdes attardés qui n’ont pas fini de pousser. Une manière d’être nouvelle.

«Un autre être sur la terre», disait Sri Aurobindo. La dernière Aventure.

Satprem, 31 janvier 2003

3 semaines auparavant

Auroville m'appelle

L'âme est décrite comme une étincelle du Feu divin dans la vie et la matière, c'est une image. Elle n'a pas été décrite comme une étincelle de conscience.

Il y a une conscience mentale, vitale, physique – différente du psychique. L'être psychique et la conscience ne sont pas la même chose.

Quand l'âme ou "étincelle du Feu divin" commence à élaborer une individualité psychique, cette individualité psychique est appelée l'être psychique.

L'âme ou étincelle est là avant que ne se développent un vital et un mental organisés. L'âme est quelque chose du Divin qui descend dans l'évolution en tant que Principe divin, afin de soutenir en elle l'évolution de l'individu sortant de l'Ignorance pour entrer dans la Lumière. Elle élabore, au cours de l'évolution, un individu psychique ou individualité d'âme qui croît de vie en vie, utilisant le mental, le vital et le corps en évolution comme ses instruments. C'est l'âme qui est immortelle, alors que le reste se désintègre; elle passe de vie en vie, transportant l'essence de son expérience et la continuité de l'évolution de l'individu.

C'est toute la conscience – mentale, vitale et aussi physique – qui doit s'élever et rejoindre la conscience supérieure et, une fois que la jonction est faite, la conscience supérieure doit descendre en eux. Le psychique est derrière tout cela et le soutient.

Il faut faire une distinction entre l'âme dans son essence et l'être psychique. À l'arrière-plan, chacun a une âme qui est l'étincelle du Divin – nul ne pourrait exister sans elle. Mais il est tout à fait possible qu'un être vital et physique existe sans avoir, derrière lui, un être psychique clairement évolué. Et pourtant on ne peut pas affirmer d'une manière générale que les hommes primitifs n'ont pas d'âme ou que leur âme ne se montre nulle part.

L'être intérieur se compose du mental intérieur, du vital intérieur, du physique intérieur – mais ce n'est pas l'être psychique. Le psychique est l'être le plus intérieur, tout à fait distinct de ceux-là. En réalité, le mot psychique est utilisé en anglais pour qualifier tout ce qui est différent ou plus profond que le mental, la vie et le corps extérieurs, tout ce qui est occulte ou supraphysique; mais cet usage est une source de confusion et d'erreur et nous l'écartons entièrement lorsque nous parlons ou écrivons au sujet du yoga. Dans le langage ordinaire, nous pouvons parfois utiliser le mot "psychique" au sens large et courant; ou en poésie, où la précision intellectuelle n'est pas de rigueur, nous pouvons quelquefois parler de l'âme au sens ordinaire et plus extérieur, ou dans le sens d'une vraie psyché.

L'être psychique est voilé par les mouvements de surface et s'exprime de son mieux à travers les instruments extérieurs qui sont régis davantage par les forces extérieures que par les influences intérieures du psychique. Mais cela ne signifie pas qu'ils soient entièrement coupés de l'âme. L'âme est dans le corps de la même manière que le mental ou le vital ; mais le corps qu'elle habite n'est pas seulement ce corps physique grossier, c'est aussi le corps subtil. Quand l'enveloppe grossière tombe, les enveloppes vitale et mentale du corps subsistent en tant que véhicules de l'âme jusqu'à ce qu'elles aussi se dissolvent.

L'âme d'une plante ou d'un animal n'est pas complètement latente: simplement, ses moyens d'expression sont moins développés que ceux d'un être humain. Il y a beaucoup de psychique dans une plante, beaucoup de psychique dans l'animal. Dans la forme de la plante, seul le vital-physique est évolué, donc elle ne peut pas s'exprimer; l'animal a un mental vital et le peut, mais sa conscience est limitée et ses expériences sont limitées, aussi la conscience et l'expérience de l'essence psychique sont-elles moins développées que dans l'homme ou du moins que ce n'est possible dans l'homme. Tout de même, les animaux ont une âme et répondent très volontiers au psychique en l'homme.

Le fantôme n'est évidemment pas l'âme. C'est soit l'homme apparaissant dans son corps vital, soit un fragment de son vital dont s'empare une force ou un être vital. La partie vitale en nous persiste normalement pendant quelque temps après la dissolution du corps et passe dans le plan vital où elle demeure jusqu'à ce que l'enveloppe vitale se dissolve. Ensuite elle passe, si elle est mentalement évoluée, dans l'enveloppe mentale vers un monde mental et, finalement, le psychique quitte aussi son enveloppe mentale et va à son lieu de repos. Si le mental est fortement développé, la partie mentale en nous peut rester et il en est de même du vital, à condition qu'ils soient organisés par l'être psychique véritable et groupés autour de lui – car ils partagent alors l'immortalité du psychique. Autrement, le psychique attire en lui le mental et la vie et entre dans une quiétude internatale.

Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga, volume 1, deuxième partie, Plans et parties de l'être.
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Lâme est décrite comme une étincelle du Feu divin dans la vie et la matière, cest une image. Elle na pas été décrite comme une étincelle de conscience.

    Il y a une conscience mentale, vitale, physique – différente du psychique. Lêtre psychique et la conscience ne sont pas la même chose. 

    Quand lâme ou étincelle du Feu divin commence à élaborer une individualité psychique, cette individualité psychique est appelée lêtre psychique.

    Lâme ou étincelle est là avant que ne se développent un vital et un mental organisés. Lâme est quelque chose du Divin qui descend dans lévolution en tant que Principe divin, afin de soutenir en elle lévolution de lindividu sortant de lIgnorance pour entrer dans la Lumière. Elle élabore, au cours de lévolution, un individu psychique ou individualité dâme qui croît de vie en vie, utilisant le mental, le vital et le corps en évolution comme ses instruments. Cest lâme qui est immortelle, alors que le reste se désintègre; elle passe de vie en vie, transportant lessence de son expérience et la continuité de lévolution de lindividu.

    Cest toute la conscience – mentale, vitale et aussi physique – qui doit sélever et rejoindre la conscience supérieure et, une fois que la jonction est faite, la conscience supérieure doit descendre en eux. Le psychique est derrière tout cela et le soutient.

    Il faut faire une distinction entre lâme dans son essence et lêtre psychique. À larrière-plan, chacun a une âme qui est létincelle du Divin – nul ne pourrait exister sans elle. Mais il est tout à fait possible quun être vital et physique existe sans avoir, derrière lui, un être psychique clairement évolué. Et pourtant on ne peut pas affirmer dune manière générale que les hommes primitifs nont pas dâme ou que leur âme ne se montre nulle part.

    Lêtre intérieur se compose du mental intérieur, du vital intérieur, du physique intérieur – mais ce nest pas lêtre psychique. Le psychique est lêtre le plus intérieur, tout à fait distinct de ceux-là. En réalité, le mot psychique est utilisé en anglais pour qualifier tout ce qui est différent ou plus profond que le mental, la vie et le corps extérieurs, tout ce qui est occulte ou supraphysique; mais cet usage est une source de confusion et derreur et nous lécartons entièrement lorsque nous parlons ou écrivons au sujet du yoga. Dans le langage ordinaire, nous pouvons parfois utiliser le mot psychique au sens large et courant; ou en poésie, où la précision intellectuelle nest pas de rigueur, nous pouvons quelquefois parler de lâme au sens ordinaire et plus extérieur, ou dans le sens dune vraie psyché.

    Lêtre psychique est voilé par les mouvements de surface et sexprime de son mieux à travers les instruments extérieurs qui sont régis davantage par les forces extérieures que par les influences intérieures du psychique. Mais cela ne signifie pas quils soient entièrement coupés de lâme. Lâme est dans le corps de la même manière que le mental ou le vital ; mais le corps quelle habite nest pas seulement ce corps physique grossier, cest aussi le corps subtil. Quand lenveloppe grossière tombe, les enveloppes vitale et mentale du corps subsistent en tant que véhicules de lâme jusquà ce quelles aussi se dissolvent.

    Lâme dune plante ou dun animal nest pas complètement latente: simplement, ses moyens dexpression sont moins développés que ceux dun être humain. Il y a beaucoup de psychique dans une plante, beaucoup de psychique dans lanimal. Dans la forme de la plante, seul le vital-physique est évolué, donc elle ne peut pas sexprimer; lanimal a un mental vital et le peut, mais sa conscience est limitée et ses expériences sont limitées, aussi la conscience et lexpérience de lessence psychique sont-elles moins développées que dans lhomme ou du moins que ce nest possible dans lhomme. Tout de même, les animaux ont une âme et répondent très volontiers au psychique en lhomme.

    Le fantôme nest évidemment pas lâme. Cest soit lhomme apparaissant dans son corps vital, soit un fragment de son vital dont sempare une force ou un être vital. La partie vitale en nous persiste normalement pendant quelque temps après la dissolution du corps et passe dans le plan vital où elle demeure jusquà ce que lenveloppe vitale se dissolve. Ensuite elle passe, si elle est mentalement évoluée, dans lenveloppe mentale vers un monde mental et, finalement, le psychique quitte aussi son enveloppe mentale et va à son lieu de repos. Si le mental est fortement développé, la partie mentale en nous peut rester et il en est de même du vital, à condition quils soient organisés par lêtre psychique véritable et groupés autour de lui – car ils partagent alors limmortalité du psychique. Autrement, le psychique attire en lui le mental et la vie et entre dans une quiétude internatale. 

Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga, volume 1, deuxième partie, Plans et parties de lêtre.

3 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Ne t’imagine pas que le chemin est aisé, le chemin est long, ardu, dangereux, difficile. À chaque pas il y a une embuscade, à chaque tournant une trappe. Mille ennemis, visibles ou invisibles, se dresseront contre toi, terribles dans leur subtilité face à ton ignorance, formidables dans leur pouvoir face à ta faiblesse. Et lorsqu’avec peine tu les auras détruits, d’autres surgiront par milliers pour prendre leur place. L’Enfer vomira ses hordes pour t’opposer ses épreuves impitoyables et ses froides dénégations lumineuses. Tu te retrouveras tout seul dans ton angoisse, avec les démons furieux sur ta route, et au dessus de toi les Dieux mal disposés. Anciens et puissants, cruels, invaincus, proches et innombrables sont les Pouvoirs sombres et effrayants qui ont profit au règne de la Nuit et de l’Ignorance, ne veulent pas de changement et sont hostiles. A part, lents dans leur venue, lointains, peu nombreux, brefs dans leurs visites, sont les Êtres de Lumière qui sont disposés ou autorisés à porter secours. Chaque pas en avant est une bataille.

Sri Aurobindo, The Law of the Way, in Essays Divine and human, Sri Aurobindo Ashram Trust, 1997, pp. 156-157. Cité dans George Van Vreckem, Lignes de force du présent, Amazon, 2012, p. 164
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Ne t’imagine pas que le chemin est aisé,  le chemin est long, ardu, dangereux, difficile. À chaque pas il y a une embuscade, à chaque tournant une trappe. Mille ennemis, visibles ou invisibles, se dresseront contre toi, terribles dans leur subtilité face à ton ignorance, formidables dans leur pouvoir face à ta faiblesse. Et lorsqu’avec peine tu les auras détruits, d’autres surgiront par milliers pour prendre leur place. L’Enfer vomira ses hordes pour t’opposer ses épreuves impitoyables et ses froides dénégations lumineuses. Tu te retrouveras tout seul dans ton angoisse, avec les démons furieux sur ta route, et au dessus de toi les Dieux mal disposés. Anciens et puissants, cruels, invaincus, proches et innombrables sont les Pouvoirs sombres et effrayants qui ont profit au règne de la Nuit et de l’Ignorance, ne veulent pas de changement et sont hostiles. A part, lents dans leur venue, lointains, peu nombreux, brefs dans leurs visites, sont les Êtres de Lumière qui sont disposés ou autorisés à porter secours. Chaque pas en avant est une bataille.

 Sri Aurobindo, The Law of the Way, in Essays Divine and human, Sri Aurobindo Ashram Trust, 1997, pp. 156-157. Cité dans George Van Vreckem, Lignes de force du présent, Amazon, 2012, p. 164

3 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Fais de nous les guerriers héroïques que nous aspirons à devenir pour livrer avec succès la grande bataille de l’avenir qui doit naître contre le passé qui veut durer; afin que les choses nouvelles puissent se manifester et que nous soyons prêts à les recevoir.

La Mère
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Fais de nous les guerriers héroïques que nous aspirons à devenir pour livrer avec succès la grande bataille de l’avenir qui doit naître contre le passé qui veut durer; afin que les choses nouvelles puissent se manifester et que nous soyons prêts à les recevoir. 

La Mère

3 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Ô Seigneur suprême de l'univers, nous T'implorons, donne-nous la force et la beauté, la perfection harmonieuse, qui nous permettront de devenir Tes instruments divins sur la terre.

La Mère, Agenda, 22 novembre 1967, Institut de Recherches Évolutives, Paris.
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Ô Seigneur suprême de lunivers, nous Timplorons, donne-nous la force et la beauté, la perfection harmonieuse, qui nous permettront de devenir Tes instruments divins sur la terre.

 La Mère, Agenda, 22 novembre 1967, Institut de Recherches Évolutives, Paris.

3 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Dans la création entière la terre se distingue de toutes les autres planètes parce qu’elle est la seule à être évolutive, avec en son centre une entité psychique.

La Mère, Paroles de la Mère I, Sri Aurobindo Ashram, Pondichery, 2009, p. 401
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Dans la création entière la terre se distingue de toutes les autres planètes parce qu’elle est la seule à être évolutive, avec en son centre une entité psychique. 

La Mère, Paroles de la Mère I, Sri Aurobindo Ashram, Pondichery, 2009, p. 401

3 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Car le problème est fondamental. Il ne s’agit pas d’apporter une philosophie nouvelle au monde ni de nouvelles idées ni des illuminations soi-disant. Il ne s’agit pas de rendre la Prison plus habitable ni de doter l’homme de pouvoirs toujours plus fantastiques – armé de ses microscopes et télescopes, le gnome humain reste gnome, douloureux et impuissant; nous envoyons des fusées sur la lune, mais nous ne connaissons pas notre propre cœur. Il s’agit, dit Sri Aurobindo, de «créer une nouvelle nature physique qui sera l’habitation d’un être supramental au sein d’une nouvelle évolution.»[3] Car, en vérité, dit-il, «l’imperfection de l’homme n’est pas le dernier mot de la Nature, mais sa perfection non plus n’est pas le dernier pic de l’Esprit.»[4] Par-delà l’homme mental que nous sommes, s’ouvre la possibilité d’un autre être qui prendra la tête de l’évolution, comme un jour l’homme a pris la tête de l’évolution parmi les singes. «Si l’animal, dit Sri Aurobindo, est un laboratoire vivant au sein duquel la Nature a, dit-on, façonné l’homme, l’homme lui-même est peut-être bien aussi un laboratoire vivant et pensant au sein duquel, et avec la coopération consciente duquel, la Nature façonnera le surhomme, le dieu.»[5] Et Sri Aurobindo vient nous dire comment faire cet autre être, cet être supramental – et non seulement nous le dire, mais le faire, ouvrir le chemin de l’avenir, précipiter sur la terre le rythme de l’évolution, la vibration nouvelle qui remplacera la vibration mentale, comme une pensée, un jour, est venue troubler la lente routine des bêtes, et nous donnera le pouvoir de briser les murs de notre prison humaine.

Satprem, Sri Aurobindo et l’Avenir de la Terre, in: Agenda de Mère – 1971, tome XII, pages 331-336
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Car le problème est fondamental. Il ne s’agit pas d’apporter une philosophie nouvelle au monde ni de nouvelles idées ni des illuminations soi-disant. Il ne s’agit pas de rendre la Prison plus habitable ni de doter l’homme de pouvoirs toujours plus fantastiques – armé de ses microscopes et télescopes, le gnome humain reste gnome, douloureux et impuissant; nous envoyons des fusées sur la lune, mais nous ne connaissons pas notre propre cœur. Il s’agit, dit Sri Aurobindo, de «créer une nouvelle nature physique qui sera l’habitation d’un être supramental au sein d’une nouvelle évolution.»[3] Car, en vérité, dit-il, «l’imperfection de l’homme n’est pas le dernier mot de la Nature, mais sa perfection non plus n’est pas le dernier pic de l’Esprit.»[4] Par-delà l’homme mental que nous sommes, s’ouvre la possibilité d’un autre être qui prendra la tête de l’évolution, comme un jour l’homme a pris la tête de l’évolution parmi les singes. «Si l’animal, dit Sri Aurobindo, est un laboratoire vivant au sein duquel la Nature a, dit-on, façonné l’homme, l’homme lui-même est peut-être bien aussi un laboratoire vivant et pensant au sein duquel, et avec la coopération consciente duquel, la Nature façonnera le surhomme, le dieu.»[5] Et Sri Aurobindo vient nous dire comment faire cet autre être, cet être supramental – et non seulement nous le dire, mais le faire, ouvrir le chemin de l’avenir, précipiter sur la terre le rythme de l’évolution, la vibration nouvelle qui remplacera la vibration mentale, comme une pensée, un jour, est venue troubler la lente routine des bêtes, et nous donnera le pouvoir de briser les murs de notre prison humaine.

Satprem, Sri Aurobindo et l’Avenir de la Terre, in: Agenda de Mère – 1971, tome XII, pages 331-336

3 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Voici ce que dit le Grand Sens :

Il dit que nous sommes nés il y a tant de millions d'années - une molécule, un gène, un morceau de plasma frétillant - et nous avons fabriqué un dinosaure, un crabe, un singe. Et si notre œil s'était arrêté en cours de route, nous aurions pu dire avec raison (!) que le Babouin était le sommet de la création, et qu'il n'y avait rien de mieux à faire, ou peut-être à améliorer nos capacités de singes et à faire un Royaume Uni des Singes… Et peut-être commettons-nous la même erreur aujourd'hui dans notre forêt de béton. Nous avons inventé des moyens énormes au service de consciences microscopiques, des artifices splendides au service de la médiocrité, et davantage d'artifices pour guérir de l'Artifice. Mais l'homme est-il vraiment le but de tous ces millions d'années d'effort - le baccalauréat pour tous et la machine à laver ?

Le Grand Sens, le Vrai Sens nous dit que l'homme n'est pas la fin. Ce n'est pas le triomphe de l'homme que nous voulons, pas l'amélioration du gnome intelligent - c'est un autre être sur la terre, une autre race parmi nous.

Satprem, Le Grand Sens, 27 juin 1969, in: Agenda de Mère, 1969, tome X, Institut de Recherches Évolutives, Paris, pp. 239-241Le Grand Sens, Satprem Pondichéry, le 27 juin 1969 Ce « message à la jeunesse » fut à l’origine écrit en français pour la télévision italienne. L’auteur de L...
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3 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Après avoir constaté les difficultés de W, j'avais mis beaucoup de force sur lui, beaucoup, une grande concentration pour arriver à le sortir de là, parce que je sentais une sorte d'hésitation en lui, qu'il n'était plus si ferme sur le chemin; c'était cela qui m'inquiétait; alors j'avais mis une très grande concentration de force pour le remettre dans la vraie route. Et comme je l'ai dit, la Force circule; elle circule: ce n'est pas quelque chose qui va comme cela, comme un petit rayon qu'on envoie, et puis ça arrive, et puis ça reste – ce n'est pas cela. C'est une chose (geste rond) qui se répand, et avec des vagues de concentration. Et j'ai remarqué cela pour tous les gens (la première étude, je l'ai faite sur moi-même), mais il faut que l'ego soit tout à fait... (geste paumes vers le haut, immobiles)... arriver à être inexistant, qu'il n'intervienne plus du tout en tout cas, pour sentir cette grande Pulsation universelle.
Et c'est simplement savoir se mettre au bon endroit pour être sur le passage.
Ou alors, quand on peut voir d'au-dessus: diriger des sortes de concentrations, des sortes de canalisations de la Force (sur les gens, les événements). Et j'ai remarqué (depuis que, pour moi, c'est le fait normal), j'ai remarqué ces deux catégories de gens (avec toutes sortes de nuances et de différences), mais il y a ceux qui sont heureux de recevoir, et alors ils sont beaucoup plus conscients de l'ENTRÉE de la Force au moment de son passage, et il y a ceux (ce sont les natures généreuses, mais aussi les natures dominatrices) qui sont plus heureux d'avoir le sentiment de donner; alors ils sont beaucoup plus conscients du Mouvement quand il sort de leur individualité!
Et c'est bien ce que je connaissais de la nature de W: l'ego chez lui est qu'il aime à être un gourou – ça, c'est quand on est tout à fait égoïste; mais à mesure qu'on l'est moins, il reste encore cet aspect de la nature qui fait que l'on est plus porté à donner qu'à recevoir. Et comme j'avais fait une très forte concentration, il sentait que ça sortait de lui, c'est tout à fait naturel.
Je ne lui ai rien dit, j'ai simplement dit que c'était une très bonne expérience: une expérience «qu'on t'a donnée» ou «qui t'a été donnée» (tout cela impersonnel, aussi impersonnel que possible). Je suis très contente quand les gens ne me disent pas: «Tu as fait cela, tu as fait ceci...», parce que je sens tout de suite cette espèce de petite limitation tellement enfantine – les intellectuels diraient «l'idolâtrie»! (Mère rit) Je n'aime pas ça.

La Mère, L’Agenda de Mère - 1963, IV, Institut de Recherches Évolutives, Paris, 2012
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Après avoir constaté les difficultés de W, javais mis beaucoup de force sur lui, beaucoup, une grande concentration pour arriver à le sortir de là, parce que je sentais une sorte dhésitation en lui, quil nétait plus si ferme sur le chemin; cétait cela qui minquiétait; alors javais mis une très grande concentration de force pour le remettre dans la vraie route. Et comme je lai dit, la Force circule; elle circule: ce nest pas quelque chose qui va comme cela, comme un petit rayon quon envoie, et puis ça arrive, et puis ça reste – ce nest pas cela. Cest une chose (geste rond) qui se répand, et avec des vagues de concentration. Et jai remarqué cela pour tous les gens (la première étude, je lai faite sur moi-même), mais il faut que lego soit tout à fait... (geste paumes vers le haut, immobiles)... arriver à être inexistant, quil nintervienne plus du tout en tout cas, pour sentir cette grande Pulsation universelle.
Et cest simplement savoir se mettre au bon endroit pour être sur le passage.
Ou alors, quand on peut voir dau-dessus: diriger des sortes de concentrations, des sortes de canalisations de la Force (sur les gens, les événements). Et jai remarqué (depuis que, pour moi, cest le fait normal), jai remarqué ces deux catégories de gens (avec toutes sortes de nuances et de différences), mais il y a ceux qui sont heureux de recevoir, et alors ils sont beaucoup plus conscients de lENTRÉE de la Force au moment de son passage, et il y a ceux (ce sont les natures généreuses, mais aussi les natures dominatrices) qui sont plus heureux davoir le sentiment de donner; alors ils sont beaucoup plus conscients du Mouvement quand il sort de leur individualité!
Et cest bien ce que je connaissais de la nature de W: lego chez lui est quil aime à être un gourou – ça, cest quand on est tout à fait égoïste; mais à mesure quon lest moins, il reste encore cet aspect de la nature qui fait que lon est plus porté à donner quà recevoir. Et comme javais fait une très forte concentration, il sentait que ça sortait de lui, cest tout à fait naturel.
Je ne lui ai rien dit, jai simplement dit que cétait une très bonne expérience: une expérience «quon ta donnée» ou «qui ta été donnée» (tout cela impersonnel, aussi impersonnel que possible). Je suis très contente quand les gens ne me disent pas: «Tu as fait cela, tu as fait ceci...», parce que je sens tout de suite cette espèce de petite limitation tellement enfantine – les intellectuels diraient «lidolâtrie»! (Mère rit) Je naime pas ça.

La Mère, L’Agenda de Mère - 1963, IV, Institut de Recherches Évolutives, Paris, 2012

4 semaines auparavant

Auroville m'appelle

La Mère, Entretiens, 16 décembre 1953

C’est généralement le psychique qui dirige l’être. On n’en sait rien parce que l’on n’est pas conscient de lui, mais c’est généralement lui qui dirige l’être. Si l’on est très attentif, on s’en aperçoit. Mais la plupart des gens ne s’en doutent pas. Par exemple, quand ils ont décidé, dans leur ignorance extérieure, de faire une chose, et qu’au lieu de pouvoir la faire, toutes les circonstances s’organisent pour qu’ils fassent autre chose, ils commencent à crier, à tempêter, à se mettre en colère contre le destin, à dire (cela dépend de ce qu’ils croient, de leurs croyances) que la Nature est mauvaise ou que leur destin est funeste ou que Dieu est injuste, ou… n’importe quoi (cela dépend de ce qu’ils croient). Tandis que la plupart du temps, c’est juste la circonstance qui était la plus favorable pour leur développement intérieur. Et naturellement, si vous demandez au psychique de vous aider à vous faire une vie agréable, à gagner de l'argent, à avoir des enfants qui seront l’honneur de la famille, etc., eh bien, le psychique ne vous y aidera pas ! Mais il vous produira toutes les circonstances nécessaires pour que quelque chose s’éveille en vous et que le besoin d’union avec le Divin naisse dans votre conscience. Quelquefois, vous avez fait de beaux projets et si cela avait réussi, vous seriez de plus en plus encroûté dans votre ignorance extérieure, dans votre petite ambition imbécile et votre activité sans but. Tandis que si vous recevez un bon choc et que le poste que vous convoitiez vous soit refusé, que le projet que vous aviez fait soit brisé, et que vous vous trouviez tout à fait contrarié, alors, quelquefois, cette contrariété vous ouvre une porte sur quelque chose de plus vrai et de plus profond. Et quand vous êtes un peu éveillé et que vous regardez en arrière, si vous êtes le moins du monde sincère, vous dites : "Ah ! ce n’était pas moi qui avais raison – c’était la Nature, ou la Grâce divine, ou mon être psychique qui l’ont fait." C’est l’être psychique qui a organisé cela.
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La Mère, Entretiens, 16 décembre 1953

C’est généralement le psychique qui dirige l’être. On n’en sait rien parce que l’on n’est pas conscient de lui, mais c’est généralement lui qui dirige l’être. Si l’on est très attentif, on s’en aperçoit. Mais la plupart des gens ne s’en doutent pas. Par exemple, quand ils ont décidé, dans leur ignorance extérieure, de faire une chose, et qu’au lieu de pouvoir la faire, toutes les circonstances s’organisent pour qu’ils fassent autre chose, ils commencent à crier, à tempêter, à se mettre en colère contre le destin, à dire (cela dépend de ce qu’ils croient, de leurs croyances) que la Nature est mauvaise ou que leur destin est funeste ou que Dieu est injuste, ou… n’importe quoi (cela dépend de ce qu’ils croient). Tandis que la plupart du temps, c’est juste la circonstance qui était la plus favorable pour leur développement intérieur. Et naturellement, si vous demandez au psychique de vous aider à vous faire une vie agréable, à gagner de largent, à avoir des enfants qui seront l’honneur de la famille, etc., eh bien, le psychique ne vous y aidera pas ! Mais il vous produira toutes les circonstances nécessaires pour que quelque chose s’éveille en vous et que le besoin d’union avec le Divin naisse dans votre conscience. Quelquefois, vous avez fait de beaux projets et si cela avait réussi, vous seriez de plus en plus encroûté dans votre ignorance extérieure, dans votre petite ambition imbécile et votre activité sans but. Tandis que si vous recevez un bon choc et que le poste que vous convoitiez vous soit refusé, que le projet que vous aviez fait soit brisé, et que vous vous trouviez tout à fait contrarié, alors, quelquefois, cette contrariété vous ouvre une porte sur quelque chose de plus vrai et de plus profond. Et quand vous êtes un peu éveillé et que vous regardez en arrière, si vous êtes le moins du monde sincère, vous dites : Ah ! ce n’était pas moi qui avais raison – c’était la Nature, ou la Grâce divine, ou mon être psychique qui l’ont fait. C’est l’être psychique qui a organisé cela.

4 semaines auparavant

Auroville m'appelle

La première ville spirituelle de l'histoire. Puisse-t-elle en inspirer d'autres.

I Love Pondicherry
Amazing Ariel Video of Matri Mandir, Auroville !

😍 I Love Pondicherry ✅ 😍
Follow us @ www.Instagram.com/ILovePondicherry

Credit: vimeo.com/164078347 ( Auroville International USA )
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4 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Ainsi investie d’une vie charnelle
Une âme survit, qui est une étincelle de Dieu,
Et parfois elle perce l’écran sordide
Et allume un feu qui nous rend mi-divins.

Sri Aurobindo, Savitri, Livre II, Chant 5

De sa chambre mystérieuse notre âme agit;
Son influence fait pression sur notre coeur et notre mental
Et les pousse à dépasser leur être mortel.
Elle recherche et le Bien et la Beauté, et Dieu.
Nous voyons notre moi sans limites par-delà les murailles du moi,
Nous contemplons, au travers du miroir de notre monde, des vastitudes entrevues,
Nous pourchassons la Vérité derrière l’apparence des choses.

Sri Aurobindo, Savitri, Livre VII, Chant 2
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Ainsi investie d’une vie charnelle
Une âme survit, qui est une étincelle de Dieu,
Et parfois elle perce l’écran sordide
Et allume un feu qui nous rend mi-divins.

Sri Aurobindo, Savitri, Livre II, Chant 5

De sa chambre mystérieuse notre âme agit; 
Son influence fait pression sur notre coeur et notre mental
Et les pousse à dépasser leur être mortel.
Elle recherche et le Bien et la Beauté, et Dieu. 
Nous voyons notre moi sans limites par-delà les murailles du moi,
Nous contemplons, au travers du miroir de notre monde, des vastitudes entrevues,
Nous pourchassons la Vérité derrière l’apparence des choses.

Sri Aurobindo, Savitri, Livre VII, Chant 2

4 semaines auparavant

Auroville m'appelle

L’âme est cette étincelle divine qui se trouve au centre de tout être, elle est identique à son Origine Divine ; c’est le divin dans l’humain.
L’être psychique se forme progressivement autour de ce centre divin, l’âme, au cours de ses innombrables existences dans l’évolution terrestre ; jusqu’au moment où l’être psychique pleinement formé et totalement éveillé, devient le revêtement conscient de l’âme autour de laquelle il s’est formé.
Et identifié ainsi au Divin, il devient son instrument parfait dans le monde.

Mère, Quelques réponses de la Mère, 16 juillet 1960
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L’âme est cette étincelle divine qui se trouve au centre de tout être, elle est identique à son Origine Divine ; c’est le divin dans l’humain.
L’être psychique se forme progressivement autour de ce centre divin, l’âme, au cours de ses innombrables existences dans l’évolution terrestre ; jusqu’au moment où l’être psychique pleinement formé et totalement éveillé, devient le revêtement conscient de l’âme autour de laquelle il s’est formé.
Et identifié ainsi au Divin, il devient son instrument parfait dans le monde.

Mère, Quelques réponses de la Mère, 16 juillet 1960

4 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Mère, Agenda, 8 février 1972

Au début de la création de l’humanité, c’est l’ego qui a été l’élément unificateur. C’est autour de l’ego que les différents états d’être se sont groupés, mais maintenant que se prépare la naissance de la surhumanité, l’ego doit disparaître et laisser la place à l’être psychique qui s’est lentement formé par l’intervention divine pour manifester le Divin dans l’être humain.
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Mère, Agenda, 8 février 1972

Au début de la création de l’humanité, c’est l’ego qui a été l’élément unificateur. C’est autour de l’ego que les différents états d’être se sont groupés, mais maintenant que se prépare la naissance de la surhumanité, l’ego doit disparaître et laisser la place à l’être psychique qui s’est lentement formé par l’intervention divine pour manifester le Divin dans l’être humain.

4 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Sri Aurobindo, Lettres sur le Yoga, II

La partie psychique en nous est quelque chose qui vient directement du divin et qui est en contact avec le divin.

Dans son origine, c’est le noyau fécond en possibilités divines qui sert d’appui à cette triple manifestation inférieure du mental, de la vie (vital) et du corps (physique).

Cet élément divin est là dans tous les êtres vivants, mais il se tient caché derrière la conscience ordinaire ; au début, il n’est pas développé et même lorsqu’il l’est, il n’est pas toujours ou pas souvent au premier plan. Il s’exprime au moyen de ses instruments et selon leurs limites, dans la mesure où leur imperfection le lui permet. Il grandit dans la conscience par l’expérience qui mène vers le Divin ; il prend de la force chaque fois qu’il y a en nous un mouvement supérieur et enfin, par l’accumulation de ces mouvements plus profonds et plus élevés, une individualité psychique se forme - celle que nous appelons généralement l’être psychique.

C’est toujours cet être psychique qui, en réalité, bien que souvent d’une façon voilée, pousse l’homme à se tourner vers la vie spirituelle, et qui devient alors sa plus grande aide. Par conséquent, c’est cela, dans le yoga, que nous devons amener en avant.
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Sri Aurobindo, Lettres sur le Yoga, II

La partie psychique en nous est quelque chose qui vient directement du divin et qui est en contact avec le divin.

Dans son origine, c’est le noyau fécond en possibilités divines qui sert d’appui à cette triple manifestation inférieure du mental, de la vie (vital) et du corps (physique).

Cet élément divin est là dans tous les êtres vivants, mais il se tient caché derrière la conscience ordinaire ; au début, il n’est pas développé et même lorsqu’il l’est, il n’est pas toujours ou pas souvent au premier plan. Il s’exprime au moyen de ses instruments et selon leurs limites, dans la mesure où leur imperfection le lui permet. Il grandit dans la conscience par l’expérience qui mène vers le Divin ; il prend de la force chaque fois qu’il y a en nous un mouvement supérieur et enfin, par l’accumulation de ces mouvements plus profonds et plus élevés, une individualité psychique se forme - celle que nous appelons généralement l’être psychique.

C’est toujours cet être psychique qui, en réalité, bien que souvent d’une façon voilée, pousse l’homme à se tourner vers la vie spirituelle, et qui devient alors sa plus grande aide. Par conséquent, c’est cela, dans le yoga, que nous devons amener en avant.

4 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Sri Aurobindo, Lettres sur le Yoga, III.4

Le psychique, dans la terminologie de notre yoga, est l'élément d'âme dans la nature, la pure psyché, le noyau divin qui se tient derrière le mental, la vie et le corps (ce n'est pas l'ego), mais que nous ne percevons que faiblement. C'est une parcelle du Divin qui se perpétue de vie en vie, recueillant l'expérience de la vie au moyen de ses instruments extérieurs. À mesure que cette expérience grandit, elle manifeste de plus en plus une personnalité psychique qui préconise toujours le beau, le bien et le vrai, et finit par devenir assez mûre et assez forte pour orienter la nature vers le Divin. Le psychique peut alors venir complètement au premier plan, briser l'écran mental, vital et physique, dominer les instincts et transformer la nature. La nature ne s'impose plus à l'âme, c'est le Pourousha qui impose ses édits à la nature.
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Sri Aurobindo, Lettres sur le Yoga, III.4

Le psychique, dans la terminologie de notre yoga, est lélément dâme dans la nature, la pure psyché, le noyau divin qui se tient derrière le mental, la vie et le corps (ce nest pas lego), mais que nous ne percevons que faiblement. Cest une parcelle du Divin qui se perpétue de vie en vie, recueillant lexpérience de la vie au moyen de ses instruments extérieurs. À mesure que cette expérience grandit, elle manifeste de plus en plus une personnalité psychique qui préconise toujours le beau, le bien et le vrai, et finit par devenir assez mûre et assez forte pour orienter la nature vers le Divin. Le psychique peut alors venir complètement au premier plan, briser lécran mental, vital et physique, dominer les instincts et transformer la nature. La nature ne simpose plus à lâme, cest le Pourousha qui impose ses édits à la nature.

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C EST BIEN CELA QUI S IMPOSE DANS LE YOGA SANS COERCISION MAITRISER LES INSTINCTS

Merci

4 semaines auparavant

Auroville m'appelle

Sri Aurobindo Savitri, Livre 7, Chant 5

Mais puisqu'elle connait le labeur du mental et de la vie
Comme une mère sent et partage la vie de ses enfants,
Elle projette une petite parcelle d'elle-même,
Un être pas plus grand que le pouce d'un homme,
Qu'elle introduit dans une région du cachée du cœur
Pour affronter les tourments et oublier la félicité,
Pour partager la souffrance et endurer les blessures de la terre
Et peiner parmi les étoiles en labeur.
C'est cela qui, en nous, rit et pleure, subit les coups,
Exulte dans la victoire, combat pour la couronne,
Identifié au mental, au corps et à la vie,
Il prend sur lui leurs angoisses et leurs défaites,
Saigne sous le fouet du Destin, est suspendu à la croix,
Et pourtant demeure le Moi immortel et intact
Qui soutient l'acteur sur la scène humaine
A travers cela elle nous envoie sa gloire et ses pouvoirs,
Nous pousse vers des sommets de sagesse, à travers des gouffres de misère ;
Elle nous donne la force d’accomplir notre tâche quotidienne
Et la compassion qui prend part à la douleur d’autrui,
Et le peu de force que nous avons pour aider nos semblables,
Nous qui devons tenir le rôle de l’univers
Qui se joue dans une frêle forme humaine
Et sur nos épaules porter le monde en lutte
Telle est en nous la déité faible et diminuée ;
Et cette parcelle humaine de divinité
Elle installe la grandeur de l’Âme dans le Temps,
Pour l’élever de lumière en lumière, de pouvoir en pouvoir,
Jusqu’à ce qu’elle se tienne, royale sur son sommet céleste.
Faible dans le corps, dans son cœur puissance invincible,
Elle grimpe en trébuchant, soutenue par une main invisible,
Esprit besognant dans une forme mortelle.
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Sri Aurobindo Savitri, Livre 7, Chant 5

Mais puisquelle connait le labeur du mental et de la vie
Comme une mère sent et partage la vie de ses enfants,
Elle projette une petite parcelle delle-même,
Un être pas plus grand que le pouce dun homme,
Quelle introduit dans une région du cachée du cœur
Pour affronter les tourments et oublier la félicité,
Pour partager la souffrance et endurer les blessures de la terre
Et peiner parmi les étoiles en labeur.
Cest cela qui, en nous, rit et pleure, subit les coups,
Exulte dans la victoire, combat pour la couronne,
Identifié au mental, au corps et à la vie,
Il prend sur lui leurs angoisses et leurs défaites,
Saigne sous le fouet du Destin, est suspendu à la croix,
Et pourtant demeure le Moi immortel et intact
Qui soutient lacteur sur la scène humaine
A travers cela elle nous envoie sa gloire et ses pouvoirs,
Nous pousse vers des sommets de sagesse, à travers des gouffres de misère ;
Elle nous donne la force d’accomplir notre tâche quotidienne
Et la compassion qui prend part à la douleur d’autrui,
Et le peu de force que nous avons pour aider nos semblables,
Nous qui devons tenir le rôle de l’univers
Qui se joue dans une frêle forme humaine
Et sur nos épaules porter le monde en lutte
Telle est en nous la déité faible et diminuée ;
Et cette parcelle humaine de divinité
Elle installe la grandeur de l’Âme dans le Temps,
Pour l’élever de lumière en lumière, de pouvoir en pouvoir,
Jusqu’à ce qu’elle se tienne, royale sur son sommet céleste.
Faible dans le corps, dans son cœur puissance invincible,
Elle grimpe en trébuchant, soutenue par une main invisible,
Esprit besognant dans une forme mortelle.

4 semaines auparavant

Auroville m'appelle

I Love Pondicherry
Amazing Ariel Video of Matri Mandir, Auroville !

😍 I Love Pondicherry ✅ 😍
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Credit: vimeo.com/164078347 ( Auroville International USA )
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Arlette García 🙂

Om namo bhagavate

Incredible ☺

tout a été fait part les résidents et l idée de mère et d Aurobindo

j ai toujours une emotion profonde qui m etreind en regardant ce lieu et son histoire

J'y suis allée en 1995, tout était encore en chantier ! quelle réalisation magnifique, à tous les niveaux !!

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1 mois auparavant

Auroville m'appelle

<3youtube.com ... Voir plusVoir moins

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1 mois auparavant

Auroville m'appelle

<3A film by Salonika Commar Concept and Coordination - Nimisha Maniar Courtesy: Auroville Auro Service ... Voir plusVoir moins

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4 mois auparavant

Auroville m'appelle

LA RÉVOLUTION SPIRITUELLE :

Le monde connaît trois sortes de révolutions. Les révolutions matérielles ont de puissants résultats; les révolutions morales et intellectuelles sont infiniment plus vastes dans leur horizon et plus riches dans leurs fruits; mais les révolutions spirituelles sont les grandes semailles.

Si ces trois changements pouvaient coïncider en un parfait accord, une oeuvre sans défaut serait accomplie. Mais le mental et le corps de l'homme ne peuvent pas contenir parfaitement la puissance du flot spirituel; la plus grande partie en est gaspillée et beaucoup du reste, perverti. Dans notre sol, de nombreux labours intellectuels et physiques sont nécessaires pour obtenir une maigre récolte à partir de vastes semailles spirituelles.

Chaque religion a aidé l'humanité. Le paganisme a augmenté dans l'homme la lumière de la beauté, la largeur et la grandeur de la vie, la tendance à une perfection multiforme. Le christianisme lui a donné quelque vision de charité et d'amour divins. Le bouddhisme lui a montré un noble moyen d'être plus sage, plus doux, plus pur; le judaïsme et l'islam, comment être religieusement fidèle en action et zélé dans sa dévotion pour Dieu. L'hindouisme lui a ouvert les plus vastes et les plus profondes possibilités spirituelles. Ce serait une grande chose si toutes ces vues de Dieu pouvaient s'embrasser et se fondre l'une en l'autre; mais les dogmes intellectuels et l'égoïsme des cultes barrent le chemin.

Toutes les religions ont sauvé un certain nombre d'âmes, mais aucune n'a encore été capable de spiritualiser l'humanité. Pour cela, ce ne sont pas les cultes ni les credo qui sont nécessaires, mais un effort soutenu d'évolution spirituelle individuelle qui englobe tout.

Les changements que nous voyons dans le monde aujourd'hui sont intellectuels, moraux, physiques dans leur idéal et leur intention. La révolution spirituelle attend son heure et, pendant ce temps, fait surgir ses vagues ici et là. Jusqu'à ce qu'elle vienne, le sens des autres changements ne peut pas être compris; et jusqu'à ce moment-là, toutes les interprétations des événements présents et toutes les prévisions de l'avenir humain sont choses vaines. Car la nature de cette révolution, sa puissance et son issue sont ce qui déterminera le prochain cycle de notre humanité.

Sri Aurobindo, Aperçus et Pensées
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LA RÉVOLUTION SPIRITUELLE :

Le monde connaît trois sortes de révolutions. Les révolutions matérielles ont de puissants résultats; les révolutions morales et intellectuelles sont infiniment plus vastes dans leur horizon et plus riches dans leurs fruits; mais les révolutions spirituelles sont les grandes semailles.

Si ces trois changements pouvaient coïncider en un parfait accord, une oeuvre sans défaut serait accomplie. Mais le mental et le corps de lhomme ne peuvent pas contenir parfaitement la puissance du flot spirituel; la plus grande partie en est gaspillée et beaucoup du reste, perverti. Dans notre sol, de nombreux labours intellectuels et physiques sont nécessaires pour obtenir une maigre récolte à partir de vastes semailles spirituelles.

Chaque religion a aidé lhumanité. Le paganisme a augmenté dans lhomme la lumière de la beauté, la largeur et la grandeur de la vie, la tendance à une perfection multiforme. Le christianisme lui a donné quelque vision de charité et damour divins. Le bouddhisme lui a montré un noble moyen dêtre plus sage, plus doux, plus pur; le judaïsme et lislam, comment être religieusement fidèle en action et zélé dans sa dévotion pour Dieu. Lhindouisme lui a ouvert les plus vastes et les plus profondes possibilités spirituelles. Ce serait une grande chose si toutes ces vues de Dieu pouvaient sembrasser et se fondre lune en lautre; mais les dogmes intellectuels et légoïsme des cultes barrent le chemin.

Toutes les religions ont sauvé un certain nombre dâmes, mais aucune na encore été capable de spiritualiser lhumanité. Pour cela, ce ne sont pas les cultes ni les credo qui sont nécessaires, mais un effort soutenu dévolution spirituelle individuelle qui englobe tout.

Les changements que nous voyons dans le monde aujourdhui sont intellectuels, moraux, physiques dans leur idéal et leur intention. La révolution spirituelle attend son heure et, pendant ce temps, fait surgir ses vagues ici et là. Jusquà ce quelle vienne, le sens des autres changements ne peut pas être compris; et jusquà ce moment-là, toutes les interprétations des événements présents et toutes les prévisions de lavenir humain sont choses vaines. Car la nature de cette révolution, sa puissance et son issue sont ce qui déterminera le prochain cycle de notre humanité.

Sri Aurobindo, Aperçus et Pensées

5 mois auparavant

Auroville m'appelle

... Voir plusVoir moins

5 mois auparavant

Auroville m'appelle

Uni <3 ... Voir plusVoir moins

Uni

Le Seigneur se sert de toutes choses, et Il n'a pas peur. Il se sert de toutes choses.
C'est intéressant, très intéressant.
Comme Il s'est servi des dieux, comme Il se sert de tout, comme Il s'est servi des Adversaires... Tout... C'est tout des manières d'être et tout conduit... là où on doit aller.
Mère, extrait de l'Agenda du 11 octobre 1967
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...comme il nous prête nos corps avec un soupçon d'âme et d'esprit pour que nous nous regardions vivre mais sans être capable d'agir ou d'Être dans le véritable sens... Déjà le simple fait de vivre est une magie incommensurable !

"Mais puisque le corps terrestre est unique, le remède est unique, comme la Vérité, et un seul point transmué, transmuera tous les autres. Or, ce point-là, il ne se trouve dans aucune de nos lois à améliorer, aucun de nos systèmes, de nos sciences, nos religions, nos écoles, nos "ismes" de toutes les couleurs et odeurs - tout cela fait partie de la vieille Mécanique, il n'est pas un seul bouton à resserrer nulle part ni à ajouter ni à améliorer, nous sommes au grand complet de la suffocation. Et ce point-là, il n'est même pas dans notre intelligence - c'est elle qui a combiné toute la Mécanique - ni même dans une amélioration de l'Humain, qui serait encore une glorification de ses faiblesses et de ses grandeurs passées. "L'imperfection de l'homme n'est pas le dernier mot de la Nature, disait Sri Aurobindo, mais sa perfection non plus le dernier pic de l'Esprit. " Il est dans un avenir encore inconcevable pour notre intelligence mais qui pousse au coeur de l'être, comme la fleur du flamboyant quand toutes les feuilles sont tombées.
Du moins existe-t-il un levier futur, si nous allons au coeur de la chose. Et quel est-il ce coeur, s'il n'est pas du tout dans ce que nous croyions beau et bon et bien selon les normes humaines? ... Un jour, les premiers reptiles sortis des eaux, voulurent voler ; les premiers primates sortis de la forêt, promenèrent un regard étrange sur la terre : une même poussée incoercible les faisait regarder un autre état ; et, peut-être, toute la puissance transformatrice était-elle contenue dans ce simple regard VERS l'autre chose, comme si ce regard-là et cet appel-là, ce point d'inconnu qui crie, avait le pouvoir de desceller les fontaines du futur.
Car ce point-là en vérité, contient tout, peut tout, c'est une étincelle du Moi solaire, innombrablement unique, qui brille au coeur des hommes et des choses, en chaque point de l'espace, chaque seconde du temps, chaque flocon d'écume, et qui devient inlassablement le toujours plus qu'il a vu dans une fraction d'éclair.
L'avenir est à ceux qui se donnent entièrement à l'avenir.
Et nous disons qu'il existe un avenir plus merveilleux que tous les paradis électronique du mental : l'homme n'est pas la fin, pas plus que l'archéoptéryx au sommet des reptiles - où donc peut s'arrêter la grande vague évolutives? Et nous le voyons bien, nous avons l'air d'inventer des machines toujours plus merveilleuses, de reculer sans cesse les limites de l'humain, de progresser même vers Jupiter et Vénus. Mais c'est un air seulement, de plus en plus irrespirable, et nous ne reculons rien : nous renvoyons au bout du cosmos un petit être pitoyable qui ne sait même pas soigner sa tribu, ni si ses propres caves ne renferment pas un dragon ou un bébé qui pleure. Nous ne progressons pas, nous gonflons démesurément une énorme baudruche mentale, qui pourrait bien nous sauter au nez - nous n'avons pas amélioré l'homme, nous l'avons seulement colossalisé. Et il ne pouvait pas en être autrement, la faute n'en est pas à quelque déficience de nos vertus ni de notre intellect, car ceux-ci, poussés à l'extrême, ne peuvent faire que des supersaints ou des supermachines : des montres. Un saint reptile dans un trou ne ferait pas plus un sommet évolutif qu'un saint moine. Ou alors, tirons l'échelle. En vérité, le sommet de l'homme - ou le sommet de quoi que ce soit - n'est pas dans la perfection en degré du genre considéré, mais le "quelque chose" d'autre qui n'est pas de son genre et qu'il aspire à devenir. Telle est la loi évolutive. L'homme n'est pas la fin, l'homme est un "être de transition", disait il y a longtemps Sri Aurobindo, il est en marche vers le surhomme, aussi inévitablement que l'ultime brindille de l'ultime branche est contenue dans la graine du manguier. Et notre seule occupation vraie, notre seul problème, la seule question de tous les temps à résoudre, celle qui déchire notre grand vaisseau terrestre par toutes ses membrures douloureuses, est : comment opérer le passage?
Nietzsche l'a dit aussi. Mais son surhomme était seulement une colossalisation de l'humain, nous l'avons vu déferler sur l'Europe ; ce n'était pas un progrès évolutif mais un retour à la vieille barbarie de la brute blonde ou brune de l'égoïsme humain. Nous n'avons pas besoin d'un superhomme, mais de quelque chose d'autre, qui balbutie déjà au coeur de l'homme et qui est aussi différent de l'homme que les cantates de Bach sont différentes des premiers grognements de l'hominien. Et, en vérité, les cantates de Bach sont pauvres quand l'oreille intérieure commence à s'ouvrir aux harmonies du Futur.
Satprem, La genèse du surhomme Ommmm Namo Bhagavaté
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7 mois auparavant

Auroville m'appelle

Max, de l'association Fleur de vie, a séjourné à Auroville cet été et a eu l'occasion d'interviewer Krishna, le musicien-permaculteur de Solitude Farm.Veuillez nous excuser: Suite à un problème lors de notre voyage, le matériel de tournage a été détérioré. Ce qui explique la mauvaise qualité du son et de l'... ... Voir plusVoir moins

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7 mois auparavant

Auroville m'appelle

J’avais passé ces années à matérialiser le Message de Mère et à tenter d’en donner le Sens, puis, à me battre pour garder intact et libre son Agenda. Mais l’essentiel restait à faire : renouer le fil de la vraie histoire, l’Aventure de l’espèce dans les cellules du corps, et comment peut-on changer tout ce système « humain » ? le prochain pas de l’Évolution avant que notre Terre ne soit détruite une fois de plus par ses habitants actuels.

Satprem
12 Octobre 2000
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J’avais passé ces années à matérialiser le Message de Mère et à tenter d’en donner le Sens, puis, à me battre pour garder intact et libre son Agenda. Mais l’essentiel restait à faire : renouer le fil de la vraie histoire, l’Aventure de l’espèce dans les cellules du corps, et comment peut-on changer tout ce système « humain » ? le prochain pas de l’Évolution avant que notre Terre ne soit détruite une fois de plus par ses habitants actuels. 

Satprem
12 Octobre 2000

8 mois auparavant

Auroville m'appelle

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9 mois auparavant

Auroville m'appelle

LA MÈRE ET LA POLITIQUE

Agenda de Mère, 21 septembre 1966

"Officiellement, je ne dis rien; parce que j'ai dit et je répète toujours que la politique est en plein Mensonge, fondée sur le Mensonge, et je ne m'en occupe pas, c'est-à-dire que je ne fais pas de politique, je ne veux pas – mais je peux voir clair!... On est venu me demander (de tous les côtés, d'ailleurs) opinion, avis ou conseil; j'ai dit: «Non, je ne m'occupe pas de politique.» N'est-ce pas, toute la diplomatie est fondée absolument sur un Mensonge VOULU; tant que ce sera comme cela, il n'y a pas d'espoir: les inspirations viendront toujours du mauvais côté; les inspirations, les impulsions, les idées, tout viendra toujours du mauvais côté; c'est-à-dire que c'est la gaffe inévitable, pour tout le monde. Quelques rares individus le sentent et le savent, et ils sont à moitié désespérés parce que personne ne les écoute."

________________

Agenda de Mère, 14 août 1964

- Mais tu sais, je m'astreins tous les jours à lire un journal de l'Inde... On a une impression de très grande décomposition.

Mère: Le pays? Oh! mais c'est pourri, mon petit! Oh! c'est dans un état épouvantable.

- Mais ce qui est extraordinaire, c'est qu'il n'y a personne! Il n'y a pas d'opposition, il n'y a rien.

Mère: (Après un long silence) C'est un sujet dont je ne parle pas, d'abord parce qu'il est entendu que nous ne nous occupons pas de politique; j'ai pris la résolution de ne pas m'occuper de politique jusqu'à ce que ce soit NOUS qui la fassions, c'est-à-dire que nous ayons le pouvoir. Mais malgré cela, depuis le jour de la libération (il y a aujourd'hui dix-sept ans de cela déjà – dix-sept ans!), je n'ai pas cessé de dire: «Ces gens vont ruiner le pays. Ils n'ont ni conscience, ni connaissance, ni volonté, et ils vont ruiner le pays.» Et à chaque coup, chaque fois qu'ils faisaient une bêtise, je répétais la même chose. Maintenant, le pays est ruiné.
La famine est bien pire qu'elle était au moment où l'on disait que c'était «tragique». Maintenant, c'est terrible. Il n'y a pas à manger; le pays est si grand, il y a tant de terres qui ne sont pas cultivées, il y a tant de gens qui n'ont pas de travail... et il n'y a pas assez de nourriture pour tout le monde! Et on a bloqué les frontières: on empêche la nourriture de venir du dehors, il n'y a pas assez à manger pour tout le monde.
Et alors, le nombre de stupidités que ces gens ont essayé pour arranger la situation! c'est incroyable. Et chaque stupidité a aggravé la situation. Maintenant, c'est extrêmement sérieux.
Sri Aurobindo a dit (il me l'a dit d'une façon absolue), que rien ne pourrait être fait tant que ce ne serait pas NOUS qui serions le gouvernement – non pas que nous allions nous mettre à gouverner en personne (!) mais que ce soient des gens qui «reçoivent» et obéissent. Et il a dit aussi qu'il comptait qu'en 67, non seulement dans l'Inde mais dans le monde entier, les gouvernements commenceraient à recevoir l'Influence supramentale. Et évidemment, il s'attendait à ce que les choses deviennent EXTRÊMEMENT mauvaises avant... Elles sont assez mauvaises dans le monde: on se bat partout, on assassine les gens partout – en Indonésie on a assassiné des tas de gens, à Chypre on a assassiné des tas de gens, enfin c'est une guerre qui n'est pas reconnue mais qui est partout.
Et ici, c'est la corruption COMPLÈTE – complète, au point que... Je te donne un exemple. Le gouvernement se mêle de tout, on ne peut pas remuer un doigt sans son autorisation: on ne peut pas quitter le pays, on ne peut pas rentrer dans le pays, on ne peut pas envoyer de l'argent, on ne peut pas ouvrir une boutique, on ne peut pas... rien-rien-rien, même labourer son champ sans sa permission. Ils se mêlent de tout, ce qui est déjà une imbécillité considérable. Et puis ils ont fait des règlements – plus on fait de règlements, plus ça crée de désobéissances, naturellement.
Les gens ne cultivent plus parce que c'est trop compliqué et qu'avec toutes ces taxes (ils ont des tas de taxes à payer), ça leur coûte beaucoup plus cher que cela ne peut rapporter. Et comme il n'y a pas assez de nourriture, il y a naturellement des individus qui tâchent de ramasser tout ce qu'ils peuvent pour le vendre aussi cher que possible.
La situation dans laquelle nous sommes nous-mêmes [à 1'Ashram], cette difficulté ne vient pas d'autre chose que cela: l'interférence du gouvernement en toutes choses, se mêlant de ce qui ne le regarde pas et mettant des bâtons dans les roues pour tout-tout-tout. J'ai un monceau d'exemples, de preuves de chaque minute – toutes les preuves.
Alors il y a deux possibilités: la violence, et la Transformation. La violence, cela veut dire: invasion, révolution – c'est suspendu, ça peut éclater à n'importe quel moment. Les gouvernants... Nehru ne valait pas grand-chose, mais enfin il représentait pour les masses un certain idéal (qu'il était tout à fait incapable de vivre, mais enfin...). Avec lui, c'est fini; le premier ministre actuel est un homme de très bonne volonté, qui n'a pas de caractère, au point qu'en présence des difficultés, il tombe malade – il est malade! malade, il ne peut pas travailler! Voilà où nous en sommes1.
Ici, à Pondichéry, c'est la même bouillie.

Le disciple: Mais on a l'impression que dans un pays, tout de même réceptif comme celui-ci, si un grand homme (je veux dire une grande valeur spirituelle) se levait, tout le monde suivrait.

Mère: Mais oui! Ils m'envoient des délégués, ils m'envoient des gens pour me demander: «Qu'est-ce qu'il faut faire?»
Je leur ai dit: «Il me manque un homme.»
Si j'avais un homme, je m'occuperais de tout. Mais je ne peux rien faire moi-même.

Le disciple: Mais comment se fait-il justement que dans ce pays, il n'y ait pas un homme qui se soit levé, que tu soutiendrais par-derrière?

Mère: Je pense que c'est le résultat d'avoir été sous la domination d'un autre pays pendant si longtemps. Les gens se sont désintéressés de la politique (les gens de valeur, ceux qui ne voulaient pas profiter). Je pense que c'est cela.

Le disciple: Parce que je sens très bien qu'il suffirait d'un homme un peu sincère qui se lève...

Mère: Oui-oui!

Le disciple: Pour que tout le monde marche.

Mère: Mais oui! Je te dis. si j'avais un homme et que, moi, je dise aux gens qui m'ont demandé: «Voilà, celui-là, suivez-le», ce serait fait.

(silence)

Il y a deux endroits où c'est comme cela: ici et en Afrique. En Afrique, s'il y avait un homme, oh .... Et ce n'est pas nécessairement un nègre: par exemple, justement, un Indien (il y en a beaucoup là-bas, ce sont eux qui ont enrichi le pays). Mais ce n'est pas impossible – ce n'est pas impossible. Là, je ne désespère pas.
Mais ici non plus.
Seulement, peut-être faut-il que ça devienne pire encore, qu'ils soient tout à fait désespérés.
Il me suffirait d'un homme qui ait une confiance absolue et qui soit réceptif, avec un pouvoir d'exécution.
Ceux que j'ai sont trop vieux.
Mais, n'est-ce pas, quand c'est nécessaire, l'homme paraît.
Parmi les jeunes.
Ce n'est pas impossible.
On verra.
En tout cas, ils sont conscients... Un nombre considérable de ministres, de généraux, de gouverneurs (même des ministres du gouvernement central) écrivent, pas positivement pour demander conseil mais pour demander une Aide. Ils ne demandent pas encore conseil (et au point de vue extérieur, on ne peut pas donner des conseils de détails: on peut donner des idées générales). Mais il y a des choses qu'ils ne devraient pas faire.
Comment sortir de là? Ils se sont enferrés...

Le disciple: Oui, c'est l'ensemble – tout est pourri.

Mère: Mais tout est pourri parce qu'ils ont mis des règlements partout! partout-partout-partout, pour tout. Et des complications effroyables, incroyables, de stupidité. Impensable, on ne peut pas croire que c'est vrai. Des règlements beaucoup plus contraignants que ceux que les parents donnent aux enfants! Les enfants ont plus de liberté de mouvement que les gens ici. Il y a une volonté de contrôle qui est d'une stupidité! C'est impensable.
Et c'est presque ouvertement. Par exemple, ils ont des millions et des millions à dépenser, donnés par les Américains – ils ont défendu aux Américains de donner UN sou sans leur permission! et ils ne donnent leur permission que s'ils ont un contrôle complet de la dépense. Et ici, à l'Ashram, les Américains ont exprimé plusieurs fois, non seulement la volonté mais un très grand désir de donner une grosse somme, plusieurs millions de roupies, pour le travail – opposition du gouvernement. Alors on essaie de trouver des moyens, mais ils ont des réponses de ce genre: «Tant que la Mère a une autorité absolue, nous ne pouvons pas vous permettre de recevoir de l'argent, parce que nous ne pouvons pas donner des conseils à la Mère»! dans une lettre officielle, mon petit!... C'est comme cela, on en est là – une lettre officielle. C'est incroyable.
Enfin... ça veut dire que le Moment va arriver, alors là...
Il y a une chose évidente, c'est que si tout avait été très bien et avec de bons résultats, ils n'auraient jamais pensé à la nécessité d'une Aide supérieure; ils se seraient gonflés de statistiques et de satisfaction de leurs capacités.
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LA MÈRE ET LA POLITIQUE

Agenda de Mère, 21 septembre 1966

Officiellement, je ne dis rien; parce que jai dit et je répète toujours que la politique est en plein Mensonge, fondée sur le Mensonge, et je ne men occupe pas, cest-à-dire que je ne fais pas de politique, je ne veux pas – mais je peux voir clair!... On est venu me demander (de tous les côtés, dailleurs) opinion, avis ou conseil; jai dit: «Non, je ne moccupe pas de politique.» Nest-ce pas, toute la diplomatie est fondée absolument sur un Mensonge VOULU; tant que ce sera comme cela, il ny a pas despoir: les inspirations viendront toujours du mauvais côté; les inspirations, les impulsions, les idées, tout viendra toujours du mauvais côté; cest-à-dire que cest la gaffe inévitable, pour tout le monde. Quelques rares individus le sentent et le savent, et ils sont à moitié désespérés parce que personne ne les écoute.

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Agenda de Mère, 14 août 1964

- Mais tu sais, je mastreins tous les jours à lire un journal de lInde... On a une impression de très grande décomposition.

Mère: Le pays? Oh! mais cest pourri, mon petit! Oh! cest dans un état épouvantable.

- Mais ce qui est extraordinaire, cest quil ny a personne! Il ny a pas dopposition, il ny a rien.

Mère: (Après un long silence) Cest un sujet dont je ne parle pas, dabord parce quil est entendu que nous ne nous occupons pas de politique; jai pris la résolution de ne pas moccuper de politique jusquà ce que ce soit NOUS qui la fassions, cest-à-dire que nous ayons le pouvoir. Mais malgré cela, depuis le jour de la libération (il y a aujourdhui dix-sept ans de cela déjà – dix-sept ans!), je nai pas cessé de dire: «Ces gens vont ruiner le pays. Ils nont ni conscience, ni connaissance, ni volonté, et ils vont ruiner le pays.» Et à chaque coup, chaque fois quils faisaient une bêtise, je répétais la même chose. Maintenant, le pays est ruiné.
La famine est bien pire quelle était au moment où lon disait que cétait «tragique». Maintenant, cest terrible. Il ny a pas à manger; le pays est si grand, il y a tant de terres qui ne sont pas cultivées, il y a tant de gens qui nont pas de travail... et il ny a pas assez de nourriture pour tout le monde! Et on a bloqué les frontières: on empêche la nourriture de venir du dehors, il ny a pas assez à manger pour tout le monde.
Et alors, le nombre de stupidités que ces gens ont essayé pour arranger la situation! cest incroyable. Et chaque stupidité a aggravé la situation. Maintenant, cest extrêmement sérieux.
Sri Aurobindo a dit (il me la dit dune façon absolue), que rien ne pourrait être fait tant que ce ne serait pas NOUS qui serions le gouvernement – non pas que nous allions nous mettre à gouverner en personne (!) mais que ce soient des gens qui «reçoivent» et obéissent. Et il a dit aussi quil comptait quen 67, non seulement dans lInde mais dans le monde entier, les gouvernements commenceraient à recevoir lInfluence supramentale. Et évidemment, il sattendait à ce que les choses deviennent EXTRÊMEMENT mauvaises avant... Elles sont assez mauvaises dans le monde: on se bat partout, on assassine les gens partout – en Indonésie on a assassiné des tas de gens, à Chypre on a assassiné des tas de gens, enfin cest une guerre qui nest pas reconnue mais qui est partout.
Et ici, cest la corruption COMPLÈTE – complète, au point que... Je te donne un exemple. Le gouvernement se mêle de tout, on ne peut pas remuer un doigt sans son autorisation: on ne peut pas quitter le pays, on ne peut pas rentrer dans le pays, on ne peut pas envoyer de largent, on ne peut pas ouvrir une boutique, on ne peut pas... rien-rien-rien, même labourer son champ sans sa permission. Ils se mêlent de tout, ce qui est déjà une imbécillité considérable. Et puis ils ont fait des règlements – plus on fait de règlements, plus ça crée de désobéissances, naturellement.
Les gens ne cultivent plus parce que cest trop compliqué et quavec toutes ces taxes (ils ont des tas de taxes à payer), ça leur coûte beaucoup plus cher que cela ne peut rapporter. Et comme il ny a pas assez de nourriture, il y a naturellement des individus qui tâchent de ramasser tout ce quils peuvent pour le vendre aussi cher que possible.
La situation dans laquelle nous sommes nous-mêmes [à 1Ashram], cette difficulté ne vient pas dautre chose que cela: linterférence du gouvernement en toutes choses, se mêlant de ce qui ne le regarde pas et mettant des bâtons dans les roues pour tout-tout-tout. Jai un monceau dexemples, de preuves de chaque minute – toutes les preuves.
Alors il y a deux possibilités: la violence, et la Transformation. La violence, cela veut dire: invasion, révolution – cest suspendu, ça peut éclater à nimporte quel moment. Les gouvernants... Nehru ne valait pas grand-chose, mais enfin il représentait pour les masses un certain idéal (quil était tout à fait incapable de vivre, mais enfin...). Avec lui, cest fini; le premier ministre actuel est un homme de très bonne volonté, qui na pas de caractère, au point quen présence des difficultés, il tombe malade – il est malade! malade, il ne peut pas travailler! Voilà où nous en sommes1.
Ici, à Pondichéry, cest la même bouillie.

Le disciple: Mais on a limpression que dans un pays, tout de même réceptif comme celui-ci, si un grand homme (je veux dire une grande valeur spirituelle) se levait, tout le monde suivrait.

Mère: Mais oui! Ils menvoient des délégués, ils menvoient des gens pour me demander: «Quest-ce quil faut faire?»
Je leur ai dit: «Il me manque un homme.»
Si javais un homme, je moccuperais de tout. Mais je ne peux rien faire moi-même.

Le disciple: Mais comment se fait-il justement que dans ce pays, il ny ait pas un homme qui se soit levé, que tu soutiendrais par-derrière?

Mère: Je pense que cest le résultat davoir été sous la domination dun autre pays pendant si longtemps. Les gens se sont désintéressés de la politique (les gens de valeur, ceux qui ne voulaient pas profiter). Je pense que cest cela.

Le disciple: Parce que je sens très bien quil suffirait dun homme un peu sincère qui se lève...

Mère: Oui-oui!

Le disciple: Pour que tout le monde marche.

Mère: Mais oui! Je te dis. si javais un homme et que, moi, je dise aux gens qui mont demandé: «Voilà, celui-là, suivez-le», ce serait fait.

(silence)

Il y a deux endroits où cest comme cela: ici et en Afrique. En Afrique, sil y avait un homme, oh .... Et ce nest pas nécessairement un nègre: par exemple, justement, un Indien (il y en a beaucoup là-bas, ce sont eux qui ont enrichi le pays). Mais ce nest pas impossible – ce nest pas impossible. Là, je ne désespère pas.
Mais ici non plus.
Seulement, peut-être faut-il que ça devienne pire encore, quils soient tout à fait désespérés.
Il me suffirait dun homme qui ait une confiance absolue et qui soit réceptif, avec un pouvoir dexécution.
Ceux que jai sont trop vieux.
Mais, nest-ce pas, quand cest nécessaire, lhomme paraît.
Parmi les jeunes.
Ce nest pas impossible.
On verra.
En tout cas, ils sont conscients... Un nombre considérable de ministres, de généraux, de gouverneurs (même des ministres du gouvernement central) écrivent, pas positivement pour demander conseil mais pour demander une Aide. Ils ne demandent pas encore conseil (et au point de vue extérieur, on ne peut pas donner des conseils de détails: on peut donner des idées générales). Mais il y a des choses quils ne devraient pas faire.
Comment sortir de là? Ils se sont enferrés...

Le disciple: Oui, cest lensemble – tout est pourri.

Mère: Mais tout est pourri parce quils ont mis des règlements partout! partout-partout-partout, pour tout. Et des complications effroyables, incroyables, de stupidité. Impensable, on ne peut pas croire que cest vrai. Des règlements beaucoup plus contraignants que ceux que les parents donnent aux enfants! Les enfants ont plus de liberté de mouvement que les gens ici. Il y a une volonté de contrôle qui est dune stupidité! Cest impensable.
Et cest presque ouvertement. Par exemple, ils ont des millions et des millions à dépenser, donnés par les Américains – ils ont défendu aux Américains de donner UN sou sans leur permission! et ils ne donnent leur permission que sils ont un contrôle complet de la dépense. Et ici, à lAshram, les Américains ont exprimé plusieurs fois, non seulement la volonté mais un très grand désir de donner une grosse somme, plusieurs millions de roupies, pour le travail – opposition du gouvernement. Alors on essaie de trouver des moyens, mais ils ont des réponses de ce genre: «Tant que la Mère a une autorité absolue, nous ne pouvons pas vous permettre de recevoir de largent, parce que nous ne pouvons pas donner des conseils à la Mère»! dans une lettre officielle, mon petit!... Cest comme cela, on en est là – une lettre officielle. Cest incroyable.
Enfin... ça veut dire que le Moment va arriver, alors là...
Il y a une chose évidente, cest que si tout avait été très bien et avec de bons résultats, ils nauraient jamais pensé à la nécessité dune Aide supérieure; ils se seraient gonflés de statistiques et de satisfaction de leurs capacités.